Environnement : Nantes, ville lauréate du fond pour la réhabilitation des friches.

Dans le cadre du Plan Relance, l’État soutient la reconversion des friches afin de revitaliser les centres-villes, maîtriser l’étalement urbain, et limiter la consommation des espaces agricoles et forestiers.

Crédit photo - Jibi44

Suite à un appel à projet, Nantes fait partie des villes sélectionnées et recevra une subvention pour la réhabilitation de deux de ces friches situées dans un quartier historique de la ville. On fait le point sur cette actualité.


Les conséquences de l’urbanisation


Chaque année, on compte entre 20 000 et 30 000 hectares d'espaces naturels, agricoles ou forestiers artificialisés en France.


La principale raison de l’artificialisation des sols est bien sûr économique.

Dans un contexte de développement et sous la pression démographique, il est souvent moins coûteux et plus rapide de construire sur un nouveau terrain agricole en périphérie que de reconstruire la ville sur la ville.


Or, cette transformation et ce changement d’usage des sols ont de nombreuses conséquences préjudiciables pour l'environnement et pour la production agricole.


Tout d’abord, l’imperméabilisation totale ou partielle des sols, le plus souvent

irréversible, augmente le ruissellement de l'eau et empêche son infiltration, ce qui entraîne l'érosion des sols, provoque des coulées d'eau boueuse et accentue le risque d’inondation.


Par ailleurs, le ruissellement participe à la dégradation de la qualité chimique et écologique des eaux en transférant les contaminants tels que les engrais, les hydrocarbures et les métaux lourds, des sols vers les cours d’eau.


Cette artificialisation des sols provoque également un déstockage de carbone rapide et conséquent, ce qui est l’une des causes majeures du changement climatique.

Enfin, en transformant les écosystèmes et les paysages, ce phénomène est à l’origine de l'érosion de la biodiversité.


Un objectif zéro artificialisation des sols


En 2018, dans son plan biodiversité Nicolas Hulot inscrit un objectif de « zéro

artificialisation nette des sols ». Cet objectif sans échéances est ensuite repris dans la loi Climat et résilience avec un horizon à 2050.

Pour atteindre cet objectif, le gouvernement met en place une subvention nommée « fonds friches » initialement dotée de 300 millions d’euros.

Face au succès généré, le Premier ministre Jean Castex a annoncé le 17 mai l’ajout de 350 millions d’euros supplémentaires dans l’enveloppe, qui pourront être dépensés d'ici la fin de l’année 2022.


Cette opération a pour vocation de :


• Réussir à freiner l'artificialisation des terres, c’est-à-dire limiter la consommation des espaces naturels, agricoles et forestiers.

Redynamiser la construction de logements, car les délivrances de

permis de construire ne redémarrent pas depuis la crise sanitaire.


La ville de Nantes fait partie des lauréats !


Dans le cadre de deux appels à projet, l'un piloté par les préfets de région, et l'autre par l'Agence de la transition écologique (Ademe), 544 sites ont été sélectionnés en France pour recevoir une aide au recyclage des friches.


Parmi les projets sélectionnés, deux se trouvent à Nantes dans le quartier

historique de Chantenay déjà en profonde mutation.


L’une de 25 000 m2 a obtenu une subvention de 600 000 €, l’autre de 200 000 m2 a obtenu une enveloppe de 475 000 €.


Ces subventions accordées vont permettre de recycler et de reconvertir ces

deux friches déjà artificialisées.


Aux alentours de Nantes, les communes de Le Bignon, Machecoul, Frossay

et Saint-Nazaire vont également recevoir des subventions pour la réhabilitation de leurs friches.


Tous les ans, le Ministre de la transition écologique fera le point sur l’évolution de ces projets et réévaluera si nécessaire le montant des subventions accordées.


Cet article vous est proposé en partenariat avec l'agence Jeune Vision’ère

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