Les banques de nouveau sous pression pour l’octroi des prêts immobiliers !

Vous avez pour projet d’acquérir un bien immobilier prochainement ? Ces informations vous concernent directement ! Le Haut Conseil de stabilité financière durcit une nouvelle fois les conditions d’octroi des crédits immobiliers. Certains profils auront encore plus de difficultés à emprunter...Voici tout ce qu’il faut savoir.

Évolution des recommandations du Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) ces deux dernières années :


Jusqu’en 2020, les critères d'octroi des crédits immobiliers étaient les suivants :


- un taux d’endettement maximal des ménages de 33 % ;

- une durée des prêts à l’habitat limitée à 25 ans.


Le 27 janvier 2021, le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF), organisme français chargé d'exercer la surveillance du système financier de la France, publiait de nouvelles recommandations dans un communiqué adressé directement aux établissements de crédit et aux sociétés de financement. Les conditions d’octroi d’un prêt immobilier en 2021 sont :

- Un taux d’endettement des acquéreurs qui ne doit pas dépasser 35 % (assurance du prêt inclus) ;


• Une durée de remboursement du prêt immobilier jusqu’à 27 ans dans les cas suivants :

- acquisition ou construction d’une habitation neuve ;

- achat d’un bien ancien nécessitant des travaux de rénovation tels que la réalisation de travaux de rénovation énergétique par exemple.


Ces recommandations deviennent aujourd’hui contraignantes


Jusqu’alors le Haut Conseil de stabilité financière donnait de simples recommandations aux établissements bancaires. Au 1er janvier 2022, ces règles vont devenir obligatoires et les banques qui ne les respecteraient pas seront sanctionnées financièrement.


Selon le HCSF, en moyenne, 20,9 % des prêts accordés par les banques sont non conformes aux recommandations ! C'est l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) qui sera chargée de vérifier que ces normes sont totalement respectées.


Ce qu’il faut comprendre, c’est que désormais les banques ne pourront plus faire preuve de flexibilité et jouer sur des prêts très longs afin d’ attirer de nouveaux clients. Ce sont donc les ménages modestes et les primo- accédants qui vont en pâtir en premier, car ils ne disposent pas d’épargne suffisante...


À noter que les taux restent toujours très bas : 1,05% en moyenne selon l'observatoire crédit logement/CSA.