Un appel à la manifestation lancé à Nantes, le lundi 30 novembre.

Mis à jour : 9 déc. 2020

À cause de la crise du coronavirus, un nombre considérable de secteurs d'activités ont été impactés négativement.

Certaines activités comme les discothèques sont à l’arrêt total depuis mars, date du début du premier confinement.D’autres professions peuvent encore travailler comme les hôtels ou les traiteurs, mais avec très peu voire pas de clients. De plus ils ne perçoivent pas d’aides de l'État puisqu'ils ne sont pas fermés administrativement.

Crédit Photo – Infos Nantes – Un bar à Nantes qui attend la réouverture



Une manifestation à Nantes

Deux organismes (le Groupement national des indépendants et l’Union des métiers de l’industrie hôtelière) font appel à une manifestation auprès des entrepreneurs du secteur.

Le lieu a été communiqué : Cela se passera sur l’esplanade des machines de l’île à Nantes, à partir de 10 heures, le lundi 30 novembre.

Cette mobilisation aura pour objectif la réclamation auprès de l’état d’une indemnisation pour toute la filière prenant en charge les loyers, salaires, dettes pour les investissements. Les congés payés sont aussi un sujet important surtout en cette fin d’année, en effet elles ont été cumulées par les salariés durant la période de chômage partiel. C’est donc un problème majeur de trésorerie qui doit être réglé au plus vite.

Ces indemnisations sont justifiées selon les restaurateurs par la quasi-absence de chiffre d’affaires depuis la crise.

Même si beaucoup ont réussi à s’adapter notamment en proposant de la vente à emporter, le succès n’est pas toujours au rendez-vous par rapport aux entreprises spécialisées dans la restauration rapide.



Un mouvement national

Des manifestations se sont déroulées ou vont être organisées dans plusieurs grandes villes de France (Marseille, Perpignan, Nantes, Nîmes, Toulouse et Lyon) dans les prochains jours. Ce jeudi 26 novembre à Marseille, entre 1000 et 3000 restaurateurs se sont rassemblés selon le journal quotidien « Midi Libre ». Les professionnels du secteur ont contesté la fermeture administrative de leurs entreprises, en rappelant qu’ils sont prêts à renforcer les protocoles sanitaires déjà en vigueur dans leurs établissements.

Dans l’Ouest le président de l’UMIH 44 a déclaré sur une vidéo Facebook : « Ras-le-bol de la stigmatisation de nos métiers, ras-le-bol de l’engagement non tenu par le chef de l'État, ras-le-bol de ne pas avoir de perspective, ce que nous voulons c’est travailler ». L’hashtag #LaissezNousTravailler a été lancé sur les réseaux sociaux.


La crainte de ne plus pouvoir rouvrir

Le discours du Président de la République confirme la crainte des professionnels du secteur de ne plus pouvoir faire face, ce qui est déjà le cas pour beaucoup d’entreprises. Pour cause la non-réouverture avant le 20 janvier 2021 est une catastrophe, sous condition d’une situation sanitaire qui évolue de façon positive (diminution du nombre de cas, d’hospitalisations et de décès).

L’approche des fêtes de fin d’année n'arrange pas cette situation, qui pourrait entre autres provoquer un relâchement de la part des Français. Mais pour l’État l’objectif est clair : réussir à sauver Noël, afin de limiter l'impact psychologique dû aux restrictions depuis plusieurs mois.


Des chiffres alarmants
  • 500 salles de sport ont fait faillite.

  • Les boîtes de nuit sont fermées depuis le 15 mars 2020.

  • Un taux d’occupation en moyenne des hôtels bien plus faible, par rapport à 2019.

  • 77% de chiffres d’affaires en moins pour les traiteurs en France.



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